éditorial

15/01/2010
Comparaison n’est pas raison ?

« L’argumentation qui sous-tend notre rapport est née de l’entrecroisement de trois trames : a)l’interculturalisme ; b) la laïcité ouverte ; et c) les pratiques d’harmonisation. Pour chacune de ces trames, nous avons eu le souci de trouver des positions équilibrées. Dans le cas de l’interculturalisme, il s’agit de concilier les impératifs du pluralisme, tels qu’ils découlent de la diversification croissante de notre société, et la nécessaire intégration d’une petite nation qui constitue une minorité culturelle en Amérique»

« Le régime de la laïcité ouverte, tel que nous l’avons défini, doit reposer sur un délicat équilibre entre ses quatre principes constitutifs (la liberté de conscience, l’égalité des citoyens, l’autonomie réciproque des Églises et de l’État, et la neutralité de ce dernier). »

« Cette orientation générale, fondée sur une recherche d’équilibres, présente un double avantage. D’abord, elle évite les solutions radicales, toujours à craindre en matière de rapports interculturels. Ensuite, elle s’inscrit dans la continuité des façons de faire des institutions et des organismes publics et privés du Québec »

« En raison du poids prépondérant qu’il exerce sur les institutions et sur la prise de décision collective, le groupe ethnoculturel majoritaire doit assumer une responsabilité éminente dans la définition de ces orientations collectives. »

« Pour tous les Québécois, l’enjeu reste cependant le même : jouerons-nous la carte de la confiance mutuelle et de l’intégration ou glisserons-nous vers la défiance, qui entraînera et accentuera les effets que l’on cherche précisément à éviter – le rejet, le repli, la ghettoïsation et le fractionnement ?" 

« Comme toutes les démocraties du monde, le Québec doit s’employer à ériger des consensus dans un contexte de diversité grandissante, à renouveler le lien social, à aménager la différence en luttant contre la discrimination et à promouvoir une identité, une culture, une mémoire, sans créer ni exclusion ni clivage. »

Et si en ce début d’année, intura.net vous proposait de remplacer le mot « Québec » par le mot « France », et la notion de « minorité culturelle en Amérique » par celle de « minorité culturelle dans le monde » ? 

Beau sujet de réflexion que ces quelques phrases extraites de la conclusion du rapport sur les accommodements raisonnables plus connu sous le nom de ses auteurs Bouchard et Taylor sous-titré « Fonder l’Avenir – Le temps de la conciliation ».

Une fois n’est pas coutume, mais en ces temps troublés et troublants dans notre pays, en guise de contribution, Intura.net vous offre ces cadeaux comme viatiques  pour 2010; les versions complètes et abrégées de ce rapport. Une lecture apaisante et vivifiante.

Puisque que l’Observatoire des Gouvernances Interculturelle Aquitaine Québec (programme initié par intura.net) effectue sa première mission à Québec à partir du 16 janvier 2010, gageons que ces thèmes seront abordés. Vous pouvez suivre nos travaux sur http://ogiaq.intura.net

 

 

STERLINGOTS Maud

18/01/2010
Histoire, Politique, Société, Amérique centrale, Monde

Pierre Louis Naud

Qu’en est-il du contenu des nouvelles normes dont on vise à imposer le respect parmi les acteurs...


15/01/2010

BOUCHARD Gérard TAYLOR Charles

Version abrégée du rapport de la commission Bouchard Taylor


15/01/2010

BOUCHARD Gérard TAYLOR Charles

Le rapport complet de la commission Bouchard Taylor